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Assassinat de la militante Afro-colombienne Emilsen Manyoma

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La militante Afro-colombienne de 31 ans, Emilsen Manyoma, a été retrouvée assassinée en janvier 2017 dans la ville de Buenaventura en compagnie de son mari, le militant Joe Javier Rodallega.

Elle dénonçait le racisme subit par les Afro-colombien, le trafic de drogue ou encore les activités des FARC et autres paramilitaires dans cette région peuplée principalement de Colombien descendants d’esclaves africains.

Fière de ses origines africaines, Emilsen Manyoma était le leader de la communauté de Bajo Calima et membre du CONPAZ, un réseau d’activistes dénonçant la violence des conflits armés entre les FARC et les paramilitaires.

Son assassin est un ancien FARC qui reprochait Emilsen Manyoma de collaborer avec le gouvernement. Aveuglé par une haine folle envers Emilsen Manyoma, l’auteur du meurtre a assassiné les deux militants à l’arme blanche. Son nom est Camilo Robledo, un « nom de guerre » utilisé par Marco Antonio Manyoma Ocampo qui n’est autre que le propre frère d’Emilsen.

Marco Antonio Manyoma Ocampo vouait une haine quasi-obsessionelle à sa sœur qu’il accusait de trahison en rapport à leurs activités politiques. C’est le 19 janvier 2017, via un communiqué de condoléances à la famille et aux amis des deux défunts adressé par le Comandante Alfonso Cano des FARC-EP, que sera confirmée l’implication de Marco Antonio Manyoma Ocampo. Le communiqué le présente comme un ancien FARC qui a déserté depuis décembre 2016 en volant des biens et des armes du mouvement. Plus tard, il aurait été aperçu autour de la ville de Buenaventura ivre et s’adonnant à du commerce illicite. Sa sœur Emilsen, apprenant sa dérive, aurait tenté de le raisonner mais n’aurait récolté qu’insultes et menaces de mort.

Trois jours après cette altercation, elle sera assassinée sauvagement avec son mari. Le meurtrier a été arrêté en février.

Texte : Kahm Piankhy

Source :

http://frentean.org/?p=5092

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