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 Bienvenue sur le site de Kahm Piankhy

www.Piankhy.com est un site orienté histoire et sociologie du monde afro.
C'est un site militant dans le sens où il défend une cause et se donne pour but de récolter et partager des informations socio-historiques qui permettent de mieux appréhender la condition humaine des Afro d'aujourd'hui.

 
Les articles de Kahm Piankhy : Quelques citations
Posté par Piankhy le 04/02/2008 04:20:00 (2268 lectures)

J'avais une sale manie avant l'arrivée d'internet : quand je lisais un livre ou tout simplement la presse, j'avais tendance à prendre des dizaines de notes sur des feuilles ou des cahiers. J'ai donc retrouvé certaines de ces notes que j'ai prises il y a plusieurs années et je vais les placer ici au fur et à mesure que j'aurai le temps de les recopier. Certaines sont sourcées, d'autres pas.



Andrew Hacker
 
 


« Les Blancs dans ce pays, ont pour habitude de donner des leçons aux Noirs sur qui devraient être leur leader. Nous (Blancs) avons ainsi fait de Martin Luther King un fétiche. Nous approuvions cet homme que ne se fâchait jamais vraiment contre nous. Depuis, nous n'avons eu de cesse de dire aux Noirs de ce pays : mais pourquoi ne trouvez-vous pas un autre Dr King ? Si on demandait, aujourd’hui aux Blancs de choisir un leader (...) ils choisiraient le général Colin Powell. Mais son adhésion parmi les Noirs est extrêmement faible. Et c'est ainsi que nous devons donc faire au moins pour aujourd'hui avec Farrakhan. Il est charismatique, audacieux, il tient tête aux Blancs et na rien à faire de ce qu'ils peuvent penser de lui. Il ne cherche pas une approbation blanche dont il n'a en rien besoin, au contraire. En revanche même si son discours divise, certains aspects de son attitude sont perçus positivement par nombreux noirs, même les plus respectables »

   

 

   

 Andrew Hacker, professeur science-politique, NY Liberation 17/10/95

 


 Faidherbe

Faidherbe évoquant Othello dans son ouvrage, refuse de voir en lui un Noir par simple esprit logique. Othello, un nègre ? Il se refuse à cette éventualité. 

 

 

« Mettez à sa place un nègre aux cheveux crépus et tout devient faux et contre nature. Desdémone n'est plus qu'une espèce de monstre aux gouts dépravés... Tout en ne partageant pas les préjugés créoles, on ne peut s'empêcher d'être choqué à l'idée d'une jeune praticienne de Venise éprise d'un homme dont les jeunes filles de nos contrées ne peuvent voir les pareils sans effroi »

 

Faidherbe dans « Berbères et arabes » 1854

 

 


  Gaston Kelman

Gaston kelman appuyant les propos de Jacques Chirac sur le bruit et les odeurs des Africains polygames.

 
 
« À ce sujet, il faut dire la vérité, rien que la vérité. Le truc des odeurs et du bruit est une réalité. Nous devons nous adapter à l'espace et  faire entendre raison à celui qui dérange ses voisins »

 

Gaston Kelman in vsd n°1384 du 4 avril 2004 page 24-25
 
 

 Voltaire

 

 

 

« C’est une grande question parmi eux [les Noirs] s‘ils sont descendus des singes ou si les singes sont venus d’eux. Nos sages ont dit que l’Homme est l’image de Dieu. Voilà une plaisante image de l’Éternel qu’un nez épaté avec peu ou point d’intelligence ! Un temps viendra sans doute où ces animaux sauront bien cultivés la terre, l’embellir par des maisons et par des jardins (...) il faut du temps pour tout »

Voltaire in Lettres d'Amabed

 


Gilles Perrault

 
 

Gilles Perrault est l’auteur du roman « antiraciste » mettant en scène l’histoire d’un nazi débarquant aux Antilles françaises durant la seconde guerre mondiale. L’idée du roman est de combattre le racisme en s’appuyant sur l’histoire d’un sous-marinier nazi soigné en Martinique durant la seconde guerre mondiale. Dans une des scènes, le docteur béké Propiac s'adressant au soldat nazi au sujet des Martiniquais dit ceci :

 

 

 

 

« La peau. Ils sont obsédés par la peau. Une seule idée en tête : éclaircir la race. D'un enfant qui naît plus clair que les autres, ils disent qu'il est "sauvé". (...) Plus d'esclavage, plus de fouet, et pourtant il nous suffit d'un claquement de doigts pour qu'elles s'allongent et écartent les cuisses. Éclaircir la race. J'ai cru remarquer que vous regardiez mes servantes. Des négresses, n'est-ce pas ? Mais non. Vous n'imaginez pas la variété des noms qui marquent une toute petite différence de couleur : mulâtresse, chabine, métisse, quarteronne, et j'en passe ...Ici, celui qui est un peu plus clair méprise celui qui est un peu plus sombre. Et nous ? Avec notre peau blanche, nous représentons l'idéal absolu, nous sommes en haut de l'échelle et nous les regardons se bousculer pour escalader les échelons et se casser la gueule, bien évidemment, car survient toujours un gros nègre tout noir qui les fait retomber dans le goudron, comme ils disent ... » 

 

 

Gilles Perrault « Les vacances de l'oberleutnant von La Rochelle »

 

 



Bertrand Russel
 
 
 

« Ces militaires et ces politiques vont essayer de vous briser parce que vous êtes le symbole d'une force qu'ils sont incapables de détruire, celle de la conscience toute neuve d'un peuple enfin résolu à ne plus se laisser massacrer ni humilier par la peur et l'oppression »

 

Télégramme de Bertrand Russel à Muhammad Ali déchu de son titre.

  

 
Hubert-Félix Thiéfaine
 

 
 

« Le métissage est la seule chose qui va sauver l'humanité. J'ai des exemples de coins retirés en France où depuis des siècles et des siècles les gens vivent les uns sur les autres. [...] Ils sont dégénérés, parce que ce sont les frères et les sœurs, lorsque ce n'est pas le père et la fille, qui couchent ensemble.[...]. Le sang a besoin d'être mélangé. Il n'y a rien de plus joli qu'une petite métisse qui passe. Moi, je suis troublé. [...] Intellectuellement parlant, historiquement parlant, je ne peux être que pour un immense métissage. Ça va nous rendre intelligents, ça va nous rendre beaux. Ça arrivera de toute façon. »

 

 

Hubert-Félix Thiéfaine, le 11/06/98 - l'Hebdo (quotidien Suisse)

 

 


 

 Gustave d'Eichtal et Ismail Urbain

 
Ismaïl Urbain était le fils d'une "quarteronne" guayanaise
 
 
 
« De même que les femmes, le Noir est privé des facultés politiques et scientifiques ; il n'a jamais créé un grand État, il n'a rien fait en mécanique industrielle. Mais, par contre, il possède au plus haut degré les qualités de cœur, les affections et les sentiments domestiques ; il est homme d'intérieur. Comme la femme, il aime aussi avec passion, la parure, la danse, le chant »

 

 

  G. d'Eichtal et I. Urbain "Lettres sur la race noire et la race blanche" 1839

  

GASTON KELMAN

 


 

« Imaginons qu’un professeur se mette un jour en tête de transmettre la " culture africaine " à ses élèves et que le seul élément à sa portée soit d’origine hutu. Imaginons encore que, dans cette classe, il se trouve un innocent enfant d’origine tutsi né en France, donc ignorant tout des drames africano-rwandais qui hanteront à jamais le sommeil de son père, lequel essaye vainement de s’en débarrasser en s’adonnant à la boisson. Après l’intermède scolaire afro-hutu de son enseignant bourré de bonnes intentions, le gamin rentre à la maison et entonne innocemment une berceuse ou une mélopée hutu, peuple à jamais haï des Tutsis. Le père, qui est dans un de ces soirs où il a forcé sur la bouteille, devient fou furieux, a des hallucinations. Reviennent alors en sa mémoire perturbée, l’incendie de sa maison, le massacre de sa famille et la cause de son exil. Dont le responsable est le peuple hutu ( sic). Il n’est plus capable de discernement, et dans son délire, son fils devient l’ennemi de toujours. Il fonce sur lui avec le premier couteau de cuisine à sa portée, lui tranche la gorge et lui transperce le cœur. Qui sera le responsable de ce drame ? L’ignorance, bien sûr ! Et accessoirement, l’excès de zèle »

 

"Je suis noir et je n'aime pas le manioc", page 31 

 

 


 

Dominque Schnapper

 

 

« Quand on prétend aimer tout le monde, on n’aime personne. Il n’est pas conforme à l’expérience ni, d’ailleurs, souhaitable d’aimer tout le monde (...). Le goût de l’exotisme ne garantit pas du racisme. Si la curiosité n’est pas la marque du raciste, il ne faut pas en conclure que le goût pour l’exotisme traduise toujours un esprit tolérant, ouvert, non raciste. C’est même parfois le contraire. À travers la recherche de l’exotisme, on cherche à satisfaire un besoin esthétique, on ne va pas à la rencontre de l’autre. On peut aimer la cuisine chinoise sans s’intéresser ni aux Chinois ni à leur culture. On préfère l’image qu’on se fait à partir de soi-même. On projette une image éventuellement idéalisée, mais en tout cas artificielle de l’autre (...) »

 

 La sociologue Dominique Schnapper & Sylvain Allemand in Questionner le racisme

 


Charles Trenet

 

 

 

« Non, la nature n'a pas voulu que les gens soient égaux. Les Noirs, ils sont gentils. Les Noirs, je les aime bien, mais ils sont quand même un peu enfants. Ce sont des enfants, il faut les aimer comme des enfants.

Or on les traite comme des grandes personnes : il faut d'abord les éduquer. Il n'y a pas de civilisation : s'il y en avait une, on la connaîtrait ! Il y a des artistes noirs, mais il y a peu de choses que, jusqu'à présent, les Noirs ont faites. Les Noirs n'ont pas construit Notre-Dame de Paris, n'ont pas construit les Pyramides, n'ont pas construit la tour Eiffel...
»

 

Dim Dam Dom - 1971

 


 

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