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www.Piankhy.com est un site orienté histoire et sociologie du monde afro.
C'est un site militant dans le sens où il défend une cause et se donne pour but de récolter et partager des informations socio-historiques qui permettent de mieux appréhender la condition humaine des Afro d'aujourd'hui.

 
Les articles de Kahm Piankhy : « Si des Blancs faisaient pareil, on dirait que c’est des racistes »
Posté par Piankhy le 25/12/2007 22:30:00 (7404 lectures)

Cette phrase est devenue culte chez certains argumentateurs qui cherchent à délégitimer certains combats menés par des « minoritaires ». Un site de rencontre black ? « Et si des Blancs faisaient pareil qu’on les traiterait de racisses ». Une association de femmes noires ? « Et si des Blanches créaient une association appelée ''association de femmes blanches'' on les aurait traitées de racisses ». On n’en sort plus.



Du coup, se posent deux questions : est-ce qu’une action n’est universellement permise que si les Blancs (référence absolue par laquelle tout doit passer) ont le droit de la faire ? Doit-on considérer que tout ce qui leur est interdit devrait l’être aussi aux autres ? Ces arguties, que l’on retrouve en tête de liste des lamentations victimaires des sites d’extrême droite, sont aussi l’apanage de ceux qui, comme ces partisans d’extrême droite, utilisent la bassesse pour contrer des opinions qu’ils ne peuvent pas combattre intellectuellement.

Ainsi, une internaute qui fréquente le site « cheveu-ebene » m’a fait un copier-coller d’une discussion concernant le fameux site Blacklub.com dont j’avais parlé sur Piankhy.com. Les arguments utilisés pour délégitimer Blacklub.com (avec lequel je n’ai absolument aucun lien) n’ont vraiment rien à envier à ceux des sites d’extrême droite :

On y lit des phrases comme celle de cette intervenante qui affirme : « Je le trouve abusé le site blacklub.com, parce que si je trouvais sur le net un truc 100% "white" je serai la 1ère a crier au racisme...». Une autre intervenante affirmait quant à elle : « Je ne comprends pas trop l'objet, l'intention de ce site..un site de rencontre 100% black???? pour quoi faire? il me semblait que l'important était d'affirmer sa culture, ses origines mais pas au point de se renfermer en petit comité. Bon si on peut m'expliquer, j'i peut être mal compris ce site ».   

S’enfermer en petit comité ! Croire qu’un site de rencontre donne une idée du rôle social que l’on joue relève de la galéjade. Un site de rencontre a pour but de permettre de …rencontrer des gens. C’est étonnant, non ? Le rôle d’« agent de socialibilisation » de ces sites ? Il faut arrêter de rêver. Ce rôle c’est l’école, l’emploi, la participation à la vie associative, et plus largement, à la vie en collectivité qui le jouent. Un homme peut très bien traîner sur un site libertin chaque soir de 20h à 22h et être parfaitement équilibré socialement. Ce n’est pas pour autant que sa vie se réduit à sa participation à ce site. Qu’est-ce que c’est que cette idée qui voudrait que sous prétexte qu’un homme fréquente tel ou tel site, cela le condamnerait à s’enfermer sur lui-même et réduirait sa dimension sociale à la seule problématique du libertinage ?

Je tiens de plus à faire remarquer qu'un Blanc qui va sur un site de rencontre pour chercher spécifiquement une femme noire...peut être accusé de la même chose que ce qui est reproché ici : de ne fréquenter que des Noirs. J'attends donc avec délectation, le jour où nous entendrons les brainwashés de service s'indigner parce que des Blancs préfèrent les femmes noires ( ou des Blanches préfèrent les hommes noirs) et leur faire reproche de s'enfermer. Bien sûr, ce qui est considéré comme un choix préférentiel honorable d'un côté est systématiquement présenté de l'autre comme une preuve d'enfermement alors que dans les deux cas il ne s'agit que de désir.

Voilà encore un héritage du paternalisme antiraciste : prendre les Noirs pour des grands enfants incapables de faire la différence entre « choix préférentiels amoureux » et « vie en société ». Les autres le peuvent mais pas les Noirs, inaptes pour cela. Pensez-donc, un « black » qui désire trouver une « black » sur un site de rencontre de ce genre serait un « sauvageon social », un « non-intégré » incapable de vivre avec son époque et qui va s’enfermer avec les siens.

Pourquoi dis-je qu’il s’agit là de l’héritage paternaliste ? Tout simplement parce que l’on retrouve le même verbiage au sujet des sites de rencontre dit « interraciaux » que l’on considère comme étant composés de « gens ouverts ». Or il ne s’agit absolument pas d’ouverture mais de personnes qui vont pêcher du désir sur la base de choix préférentiels qui sont les leurs – ensuite certains les assument et ceux qui ne les assument pas s’inventent une dimension bienfaitrice et moralisante liée au métissage – mais le fait est qu’il ne s’agit que de cela. Mais cette manie de notre époque de créer des symboles et des emblèmes de chiffon pousse certains à chercher ce qu’il n’y a pas lieu de chercher comme explication à sa présence sur un site de rencontre : on y va pour rencontrer ce que l’on désire. Point. Le désir ce n’est pas de la morale et tout individu qui tente d’associer ses désirs à un positionnement moral n’est qu’un vulgaire manipulateur.

Logiquement, tout ce qui est thématique est aussi privatif : c’est-à-dire que tout ce qui est construit autour d’un thème précis exclut de fait tout ce qui n’entre pas dans la constitution de ce même thème. C’est un truisme : les sites de rencontres homosexuels écartent de facto les hétérosexuels ; les sites de rencontre chrétiens en font de même avec les musulmans, les sites de rencontre musulmans avec les juifs, les sites de rencontre juifs avec les goys etc., sinon ils n’ont aucune raison d’être thématiques. Autant, dans ce cas, appeler leur site « site de rencontre tout court où tout le monde peut venir s’inscrire ». Or beaucoup de gens ont tendance à confondre ce qui est « privatif » et ce qui est « discriminatoire » quand cela les arrange.

D’aucuns demanderont à juste titre pourquoi l’intitulé contient-il la partie « 100% black » ? Je me suis moi-même posé cette question et, au départ, j’ai pensé à une « boulette » de communication. Mais, en y réfléchissant bien, je me suis rendu à l’évidence qu'avant l'arrivée récente de Noulove.com ou Blackmetisslove.com et Blacklub.com l’intitulé « site de rencontre black » était squatté jusqu’à la moelle par des sites de rencontre dédiés aux Européens blancs en détresse affective qui cherchent "leur" Africaine. Ces derniers ne trouvant pas l’âme sœur dans leur espace géographique, des petits malins ont vu là un moyen de faire de l’argent en proposant à ces quadra et quinquagénaires français de combler ce manque affectif par la recherche de femmes africaines dépeintes comme ayant « toutes les qualités que la femme occidentale n’avait plus ». On devine bien entendu ce que cela signifie : ce sont des « femmes d’intérieur » dociles qui n’exigent qu’un minimum de confort matériel et qui sont peu regardantes sur le physique car pour elles la simple couleur blanche est déjà une beauté en soi. Bref, c’est ce que les beaufs appellent « bobonne », de ces femmes comme il en existait encore en France il y a quelques décennies de cela.

Il suffisait ainsi de taper « site de rencontre black » sur n’importe quel moteur de recherche et les premiers sites qui apparaissaient étaient des sites tels que « missebene » qui donnaient l’impression d’un énorme marché virtuel où tous les paumés affectifs de France allaient s’y chercher leur négresse à défaut de trouver une Française. D’ailleurs, pour être plus juste, ces sites ne sont pas vraiment des « sites de rencontre » mais plutôt des « sites matrimoniaux » dans le sens où celles qui les fréquentent cherchent exclusivement, non pas à rencontrer des gens, mais à y trouver un mari le plus rapidement possible en se basant sur des critères souvent purement matérialistes. Du coup, elles rejettent tout contact qui ne déboucherait pas sur un mariage, histoire de ne pas perdre leur temps.

Je me suis donc rendu à cette évidence : le « 100% black » n’était pas une erreur de communication mais doit certainement signifier qu’il s’agissait non pas d’un site ciblé « pour toi homme blanc à la recherche de ta femme noire qui attend l'être suprême » mais d’un vrai site de rencontre répondant à une demande réelle de gens qui ne se dédaignaient pas : si en France il y a des Noirs qui cherchent des femmes blanches, il y a aussi des Noirs qui cherchent à rencontrer des femmes noires. Sur le fond, je comprends parfaitement cet intitulé sous le rapport de cette réflexion, même si personnellement je ne l’aurai pas utilisé si j’avais été à leur place. Mais il est vrai que ce cliché qui veut que nous n’existions que pour être consommés par les autres reflète l’état d’esprit dans lequel certains aliénés de notre « larbinat » sont réellement. Voir écrit sur une page « site de rencontre black », cliquer dessus et atterrir sur une page où 80% des inscrits sont des Noirs recherchant des blanches, laisse pantois. Cela signifie tout simplement que les Noirs ont une image désastreuse au point où ils ne sont perçus que comme des produits de consommation qui passent leur temps à se vendre et à trouver leur bonheur dans le fait de rendre heureux ceux qu’ils admirent plus qu’eux-mêmes. Mais eux ne s'auto-consomment pas tellement ils se méprisent. Le plus terrifiant dans cette affaire c’est que même les communicants ont réalisé cela et fondent leur com’ comme si nous n’étions que les esclaves des lubies, caprices et désirs d’autrui. Consternant !

Revenons aux intervenantes. Qu’en est-il de l’autre comparaison avec le site « 100% blanc » ? Peut-on dire que si quelqu’un avait crée un site « 100% blanc » il aurait été qualifié de raciste ? En fait ce que l’on a du mal à comprendre c’est que quelqu’un qui monte un site « 100% blanc » a de grandes chances de le faire sur la base de motivations purement racistes. Ce n’est pas le fait qu’il le fasse qui en fait un raciste mais les motivations. Par conséquent, ce qui sera dénoncé dans la création d’un tel site serait d’abord et avant tout ces motivations racistes bien précises. En France, dans l’inconscient collectif, la norme est « blanche » et comme toutes les normes elle n’a pas besoin de se « déterminer ». Elle « est ». Ce qui est nommable c’est justement l’exception, pas le standard. Ainsi lorsqu’une boite de nuit est fréquentée par une majorité de Blancs on appelle cette boite de nuit par son nom : le papaouchnok. Si la boite est fréquentée par une majorité de Noirs on l’appellerait la boite « afro-antillaise » avant même de citer son nom. Si des coups de feu sont tirés dans les deux boites de nuit durant la même soirée, on ne prendrait quasiment aucun risque en affirmant qu’on aurait de fortes chances de voir l’évocation de cette affaire sous deux titres bien distincts :

« Coups de feu au papaouchnok, la célèbre boite de la rue des coquilles ». 

« Coups de feu dans une boite fréquentée par la communauté afro-antillaise ». 

Ce qui est sûr et certain c’est qu’on ne lirait pas : « Coups de feu dans une boite fréquentée par des Blancs ». Cette formulation là pourrait, à la limite, être lue dans un journal d’un pays qui serait, par exemple, majoritairement noirs et dans lequel vivrait une communauté de Blancs. Dans ce cas, la norme devient la population majoritaire.

Ceux qui ont besoin de se déterminer sont donc les « minoritaires » exclus de l’imaginaire dominant. Faire une lecture « raciste » de cet état de fait confine à la bêtise. Lorsqu’un pays refuse de prendre en compte la diversité de sa composante ou, qu’en son sein, demeure des îlots de rejet, de racisme et d’exclusion, il est évident que les populations ainsi touchées par cet ostracisme vont chercher à compenser le manque de représentativité positive de leur propre image par divers moyens. Comparer ce processus à celle d’un raciste qui crée un site « 100 % blanc » alors que les mobiles ne sont pas les mêmes, signifie qu’on en est arrivé à un point où l’on ne réfléchit même plus sur la portée de ce que l’on dit et que la seule argumentation qui tienne devant ce que l’on est incapable d’appréhender intellectuellement c’est la symétrie avec « les racistes blancs ».

Prenons un exemple volontairement radical qui est celui de la Tasmanie pour illustrer ce propos. La Tasmanie est une petite île située au large de l’Australie. Sa population d’origine (les Aborigènes) a été exterminée par les Britanniques lors de leur arrivée à telle enseigne qu’il n’y a aujourd’hui quasiment plus de Tasmaniens. Ils subsistent quelques rescapés métissés qui cultivent leurs traditions et essayent de les perpétuer tant bien que mal. Maintenant, imaginons qu’un descendant de Britanniques tienne les propos suivants devant une des nombreuses associations de préservation de la culture tasmanienne :

« C’est bien beau de créer des associations pour l’avancement des Tasmaniens, pour la défense de la culture et du peuple tasmanien, mais si nous les Blancs avions crée une association pour l’avancement des Blancs, pour la défense de la culture blanche et du peuple blanc, nous serions immédiatement taxés de racistes. Right ? »

L’intelligence c’est justement de ne jamais se rabaisser à répondre à une question idiote mais d’expliquer pour quelle raison elle l’est. Et en ce nom, on pourrait répondre à ce sophiste que les Britanniques n’ont aucune raison de créer ce type d’associations puisque la représentativité « blanche » est partout dominante et faire croire à son extinction ou à sa non-représentativité relève effectivement de la paranoïa. Une idée n’a de justification et de légitimité qu’au regard des valeurs qu’elle porte en elle-même. En d’autres termes, ce qui fonde la légitimité de l’action des associations tasmaniennes n’est en rien lié au fait de savoir si leurs revendications pouvaient être admises pour le cas des Blancs mais bel et bien l’ensemble des propriétés spécifiques liées à l’histoire de cette population. Et ces spécificités sont : mépris, rejet, extermination, exclusion, mépris de soi etc. En quoi son sort est-il comparable à celui des Britanniques qui dominent ce même peuple politiquement, moralement, financièrement et économiquement ?

Il est donc un fait indéniable : oui, les Tasmaniens ont la légitimité requise pour agir comme ils agissent alors que des Blancs australiens n’ont aucune légitimité pour réclamer le droit de défendre ce qui n’est pas en péril, c’est-à-dire créer une association pour ''l’avancement des Blancs, pour la défense de la culture blanche et du peuple blanc''. Si les Blancs avaient subi ce que les Tasmaniens ont subi, personne ne leur opposerait une fin de non-recevoir au motif qu’ils sont blancs – comme le font croire quelques manipulateurs débiles. Ceux qui ont assez de jugeote ne se laissent pas duper par les mots. Les autres ? Ils reprennent les clichés en leur donnant des lettres de noblesse, même quand ils sont noirs…

En somme, ce n’est pas la couleur de peau des protagonistes qui fait qu’une cause est défendable ou non mais bel et bien ce qui caractérise une catégorie de choses bien déterminée qui est l’objet d’une réflexion sur son bien-fondé. Dans ce sens, l’idée que des Australiens blancs dénoncent une position d’infériorité, un ostracisme généralisé dont ils seraient victimes et des handicaps sociaux inexistants sous la forme qui nous intéresse est tout simplement intenable. En Tasmanie, il n’y a pas de Blancs australiens qui sont discriminés, relégués dans les bas-fonds de la société du fait de leur origine britannique. Cette politique ce sont les Européens qui l’ont appliquée à travers le monde à quasiment tous les peuples qu’ils ont croisés et qui en subissent, encore aujourd’hui, les contrecoups. Ils n’ont donc aucune légitimité a inventé une discrimination qui n’existe pas et relève du fantasme brandi uniquement pour justifier des positions égoïstes liées au maintien de la suprématie blanche. Car il ne faut pas se tromper : une grande partie de ceux qui instrumentalisent ce nouveau gadget du « racisme anti-blanc » le font au nom du maintien de la suprématie blanche et de leurs spécificités raciales et biologiques.

Alors oui, il y a en France des radios antillaises mais des radios blanches n’auraient aucun sens puisque les radios généralistes prennent déjà en charge la variété spécifiquement française. Il peut exister des radios culturelles bretonnes, basques etc. et, jusqu’à preuve du contraire, personne ne les a traitées de radios racistes au motif qu’elles étaient « blanches » : les gens ne sont pas aussi bêtes que certains le croient.

Oui il y a des concours de miss « Mali » ou miss « Bosnie » en France. Ces concours ne remettent absolument pas en cause la citoyenneté de ceux qui s’y consacrent. Croire que ceux-ci se montreraient incapables de concilier la complexité devrait pousser ceux qui le pensent et le proclament à se demander dans quelle mesure leurs préjugés raciaux d’un autre âge en arrivent à les faire prendre certaines catégories de personnes pour des immatures incapables de faire une gestion saine de la diversité sans tomber dans le « klanisme 100% blanc ».

Les effets de cette confusion. Extrait  :

Citation :

« […] vivant dans le 18e arrondissement, on peut dire que mon quartier est fort coloré. Un oeil non averti saura y discerner les nombreuses affiches pour les concerts de Papa Wamba ou la venue de tel ou tel prédicateur au nom catholiquement fleuri, mais peu auront vu les petites publicités placardées discrètement pour un site web dont l'intitulé m'a marqué.
Blacklub.com, le site de rencontres 100% black.

Après le célèbre boom des start-up, c'est désormais le commerce du coeur qui fait florès sur la toile qui, souvenez-vous, passait au début pour un déversoir de sexe à outrance (et continue de le passer aux yeux de nombreux culs bénis type Famille de France) alors qu'elle regorge de merveilles. Un peu comme dire que la télévision n'est que de la merde commerciale sans penser aux nombreuses chaînes culturelles pullulant sur le câble mais là n'est pas l'objet de mon propos et je dérive dangereusement.

[…]

100% black = interdit aux blancs, aux arabes (pardon, aux beurs), aux asiatiques, etc.
J'entends d'ici le hola général si un petit malin venait à créer un site de rencontres du type Whitespirit.com. En moins de temps qu'il n'en faut à Internet pour transmettre l'info, on verrait des manifestations beugler dans les rues "Africains, Maghrébins, ils ont droit à des calins !" "De Dakar ou d'Alger, tout le monde a l'droit d'bai..."
Mais la communanuté noire -black- peut se permettre cette auto-ghettoïsation sans qu'on ne lui fasse le moindre reproche.

[…]



Ghettoïsation ? Amusant de constater comment les agissements individuels commis par n’importe quel Noir sont immédiatement et systématiquement communautarisés et servent de prétexte à vomir des phrases comme : « la communanuté noire -black- peut se permettre cette auto-ghettoïsation sans qu'on ne lui fasse le moindre reproche.». On avait déjà eu droit à des critiques sur la « communauté noire » dans des journaux comme Le Point lors des émeutes de 2005 : on y faisait le lien entre certains émeutiers noirs et "la communauté noire" car dans l'esprit du journaliste il ne faisait aucun doute que tout cela revenait à la même chose. En fait, tous ces gens attendent, à l’affut, le moindre prétexte pour taper sur les Noirs. Leur conclusion est déjà faite, ne reste plus qu’à attendre l'occasion ou à la créer.

Il est par ailleurs fait un amalgame entre « choix préférentiels » et « intégration », comme on l’a déjà vu plus haut. À croire que ceux qui racontent n’importe quoi se refilent leurs arguties. Le bloggeur parle d’intégration comme si l’intégration avait quoi que ce soit à voir avec la couleur de la peau. Comme si un Français noir marié à une française noire était moins intégré qu’un français blanc marié à une française blanche. Ce qui présuppose que l’intégration et la citoyenneté française seraient liées au statut de « race blanche » et que ceux qui désirent en bénéficier devraient jurer sur l’honneur de tout faire pour s’approcher de cet idéal. On va faire semblant d’être étonné de constater que la plupart des gens qui emploient le terme « communautarisme » ne savent même pas ce qu’il signifie et que derrière toute cette emphatique défense des valeurs républicaines qu’ils s’échinent à mettre en avant se cache d’abord et avant tout des conceptions racialisantes de la citoyenneté française. Or on oublie juste qu’être français ce n’est pas être blanc : tous les Blancs ne sont pas français et tous les Français ne sont pas blancs. Aussi, les non-Blancs de nationalité française n’ont absolument aucun gage de « francité » à présenter à qui que ce soit. « Noir » n’est pas une nationalité mais un terme qui désigne des gens d’origine africaine, donc en quoi une origine peut-elle être en conflit avec la nationalité ?

 

Seules les 30 premières lignes de cet article peuvent être citées en ajoutant le lien direct d’origine juste en dessous de cet extrait. La copie intégrale ainsi que le changement du titre originel sont strictement interdits.

 

©Kahm Piankhy - décembre 2007

Auteur de « L’idéologie de la distance raciale » - 2007

Source :

www.Piankhy.com

http://myspace.com/piankhy75


 

 

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Auteur Conversation
MamaSarate
Posté le: 05/05/2009 09:35  Mis à jour: 20/01/2010 18:44
Newbie
Inscrit le: 04/05/2009
De:
Envois: 2
 Re: « Si des Blancs faisaient pareil, on dirait que c’est...
J'aimerais savoir ce que tu veux dire : "tous les Blancs ne sont pas français et tous les Français ne sont pas blancs."

De quelle origine es-tu ?
Et te considère tu comme Français ?
Piankhy
Posté le: 20/01/2010 19:10  Mis à jour: 20/01/2010 19:13
Webmestre
Inscrit le: 16/05/2006
De: région parisienne
Envois: 1567
 Re: « Si des Blancs faisaient pareil, on dirait que c’est...
Tous les Blancs ne sont pas Français

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